Sécurité des vols

Le 10/11/18

Le mot de l’instructeur :

Suite au problème rencontré sur le F-HEEP au niveau de l’amortisseur du train avant, je pense utile de rappeler aux divers utilisateurs que cette avarie (qui nous coûtera près de 1000€) n’est ni une fatalité ni un effet du vieillissement normal de l’avion.

Cet incident, assez souvent constaté sur ce type de machine provient la plupart du temps d’un mauvais comportement après le toucher à l’atterrissage : à savoir l'”abandon ” du manche en position neutre, ce qui entraîne inévitablement un transfert du poids sur le train avant.

Alors, même si vous êtes fiers et soulagés d’avoir réussi votre atterrissage… Attention ! Veillez à maintenir fortement le volant secteur arrière jusqu’au point de manœuvre en bout de piste !

Bons vols à tous

JP


Le mot de l’instructeur

La lettre de l’instructeur ce n’est pas forcément un écrit de l’instructeur… mais pourquoi pas la référence à un texte qui lui a paru digne d’intérêt et qu’il souhaite partager ; ainsi ce passage d’un livre que j’ai lu dernièrement (Fabrice Dubost . Cépaduès 2017)

 

« Dès le début des années 2000, (les) aéroclubs commencent à s’équiper d’appareils équipés parfois d’un pilote automatique et où les cadrans ont laissé place à des écrans tactiles… avant tout calibrés pour le transport et non plus pour le simple plaisir du vol. De premier abord ils attirent essentiellement les pilotes qui ont franchi les portes d’un aéroclub après avoir découvert l’aviation par les simulateurs de vol sur leur ordinateur personnel. Ces passionnés de la simulation n’abordent pas l’activité aérienne comme les passionnés d’aviation. Ils arrivent avec des connaissances de pilotage et non des connaissances de mécanique du vol. Ils s’intéressent à l’ergonomie de l’appareil plus qu’aux sensations qu’il procure. Ils prennent du plaisir avec les écrans et le pilotage automatique plus qu’avec les commandes manuelles de l’appareil… La balade aérienne disparaîtra-t-elle au profit du voyage aérien ? Le plaisir du vol aux écrans remplacera-t-il celui du vol aux sensations ? Ces questions méritent sans doute d’être posées… Les avancées technologiques et la confiance induite obligent cependant à s’en poser d’autres plus importantes : un pilote sait-il encore naviguer sans l’assistance d’un GPS ? A-t-il la compétence pour faire face à une panne de moteur ? »

Cette lettre ne m’a pas demandé beaucoup d’efforts… mais ce texte mérite, je crois, notre attention, et si on peut ne pas en partager le contenu, loin de moi l’intention de polémiquer !

Bons vols à tous

JP


Le mot de l’instructeur

En tant que correspondant sécurité d’un système ATO qui peine à se mettre en place, je souhaite porter deux choses à votre attention :

  • Les vibrations ressenties dans le train avant du PA28 signifient qu’un atterrissage “un peu dur” s’est produit. Ce n’est pas au pilote suivant de le constater, mais à l’intéressé de le signaler. Il n’y a pas de honte à avoir, la chose peut arriver à tout pilote, de tout niveau… et la passer sous silence peut avoir de très graves conséquences pour celui qui vole ensuite.
  • D’autre part, j’ai pu constater à plusieurs reprises la présence d’enfants non accompagnés installés à l’intérieur des avions garés. Je rappelle que cela est fortement déconseillé, car je n’aime pas utiliser le mot interdit, mais là aussi, ce peut-être gravissime pour le pilote suivant…

Il ne s’agit en aucun cas de mettre en place un système d’espionnite mais les amis que nous sommes ne peuvent partager la passion qui les unit qu’en étant d’une extrême rigueur pour tout ce qui touche aux principes de sécurité.

Bons vols à tous – JP ■


Accidentologie en 2015


 

Bien préparer sa traversée vers la Corse

La Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) vous propose un petit guide des particularités de la traversée qui nécessitent quelques précautions.
TRAVERSEE CORSE(pdf)


18 mars 2013

Il y a “quelques” années, dans les mois qui ont suivi le passage de ma licence de pilote, je me suis trouvé confronté à une dégradation de mon propre pilotage, notamment lors des approches et des atterrissages… et je constate aujourd’hui la même chose avec certains pilotes !

Pour moi, les causes tiennent à ce que, au cours de sa formation, l’élève doit faire face à de nombreux obstacles :

  • psychologiques : voler n’est pas naturel pour l’homme…
  • intellectuels : il n’est pas évident de se replonger tardivement dans les bouquins quand on en a, parfois, perdu l’habitude depuis longtemps.
  • financiers : voler coûte cher !
  • familiaux : passer ses week-ends au club quand le travail a déjà tenu éloigné de la maison toute la semaine… ce n’est pas toujours bien perçu par l’entourage !

Si bien que, l’objectif enfin atteint, on en a suffisamment bavé pour ne pas vouloir, encore, rendre des comptes… et même si on est conscient que les choses ne se passent pas idéalement bien. Alors on essaye de trouver tout seul les solutions… et le danger s’installe : plan d’approche et vitesse non stabilisés, atterrissages longs, rebonds, chocs sur le train avant… etc.

La solution, ce serait d’en parler avec l’instructeur… mais par défiance ou par amour propre, l’intéressé ne dit rien, et les choses peuvent s’aggraver.

Je voudrais vous dire que, en vous adressant à l’instructeur, vous ne vous adressez pas à un juge !

Au contraire, l’instructeur vous apportera d’autant mieux son aide que, n’étant pas directement impliqué, il peut prendre la distance nécessaire avec le problème.

J’ajouterai ce que vous savez être très important à mes yeux : toutes perfectionnées et utiles qu’elles puissent être, les nouvelles technologies ne doivent pas vous faire oublier vos “gammes” : les fondamentaux du pilotage !

Voler, c’est piloter…

Alors, bons vols à tous !

Jean-Pierre


Sécurité : TP vs AG

IASA

L’IATA et la Flight Safety Foundation (FSF) ont communiqué récemment sur le thème de l’amélioration globale de la sécurité du transport aérien commercial. Car il est vrai que les chiffres globaux, les statistiques en l’occurrence, sont orientés dans le bon sens et que c’est plutôt rassurant pour les passagers que nous sommes. Mais n’oublions pas néanmoins que ces chiffres dans leur généralité peuvent masquer des disparités très importantes (cas de l’Afrique !)

Quoi qu’il en soit, nous aimerions pouvoir être aussi optimistes en évoquant l’aviation générale… Mais il reste beaucoup à faire. Par exemple, il faut peut-être que nous nous posions les bonnes questions.  Quand on apprend qu’un avion de tourisme a été gravement endommagé, et ses occupants sérieusement blessés en tentant un  atterrissage d’urgence, suite à un arrêt moteur, et que enquête faite, le moteur s’est arrêté faute de carburant… Peut-être alors faudrait-il que nous cherchions à comprendre “comment et pourquoi” un père de famille peut se mettre dans une telle situation !

“Mauvaise gestion carburant”, certes ! Mais en fait cela n’explique rien. Si nous voulons vraiment marquer des points, il faut aller au fond des choses, et pour ce faire, nous avons besoin d’outils qui permettent de comprendre et alors seulement, de proposer des remèdes efficaces. C’est ce type d’outil que nous avons entrepris de développer. Le projet est ambitieux mais il est sur les rails.

JFG ■

Objectif zéro panne d'essence